Faire mieux pour villeurbanne
Un programme co-construit avec les habitant·es
Ce programme, fruit d’un travail entre Villeurbannais·es, réalisé à travers une série d’ateliers citoyens. Nous leur avons donné la parole afin de construire ensemble des propositions concrètes, ancrées dans nos réalités. Ouverts à tout le monde, ces ateliers ont permis de partager ses idées, ses priorités et ses revendications pour Villeurbanne.
Les grands axes travaillés lors des ateliers
- 04/10 au Tonkin : Redonner le pouvoir au peuple
- 18/10 aux Brosses : Fortifier l’entraide et la solidarité
- 05/11 à Gratte ciel : Une écologie au service des habitant·es
- 17/11 à Gratte ciel : Lutter pour l’égalité et contre les discriminations
Le programme ci-dessous est directement issue de ces ateliers et incarne une ambition commune : faire de Villeurbanne une ville plus juste, solidaire, démocratique et écologique.

1.
Créer des mairies de quartier avec un•e maire-adjoint•e de référence, une équipe d’agents municipaux dédiée sur les différentes politiques municipales (accès aux droits, vie associative, développement social, urbanisme, vie économique et commerciale, police de proximité, éducation, emploi, entretien des espaces publics et travaux), un lieu physique d’accueil et de bureaux et un budget dédié.
2.
Mettre en place des comités de quartier sous la forme d’assemblée générale d’habitant•es réunissant toutes celles et ceux qui le souhaitent : habitant.es, associations, collectifs, professionnels du quartier. Chaque comité disposera d’un budget autonome, pour les dépenses courantes comme pour les projets des habitant.es. Ils seront ouverts à toutes les habitant.es de plus de 16 ans.
3.
Intégrer un principe d’aménagement urbain visant à rapprocher à moins de 15 minutes en transports en commun, à pied ou à vélo, l’habitat, les services publics de proximité, les lieux de travail, de loisirs et de culture.
4.
Créer un bureau du temps pour proposer des politiques municipales qui libèrent du temps aux habitant.es (trajets domicile-travail, horaires des services publics, …).
5.
Mettre en place un référendum d’initiative citoyenne (RIC) communal, dès lors qu’une pétition réunissant au moins 1 % des habitant·es est constituée et s’engager à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants. Le conseil municipal s’engage à respecter les résultats sous réserve d’une participation minimale.
6.
Accorder le droit de vote aux mineur·es de plus de 16 ans et à toutes les personnes de nationalité étrangères résidant sur la commune lors de ces référendums. Organiser l’élection de 10 conseiller·es municipaux·les de nationalité étrangère (hors Union européenne) associé.es au Conseil Municipal.
7.
Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s’engagent individuellement à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant.
8.
Instaurer de nouvelles pratiques lors des conseils municipaux : permettre aux habitant·es présents d’intervenir avec un temps de questions, proposer un système de commentaires en direct en parallèle de l’accès aux séances en vidéo et organiser les conseils municipaux dans tous les quartiers de la ville.
9.
Créer un service municipal d’enquête indépendante et un fonds d’interpellation pour appuyer et financer les luttes locales de citoyen·nes ou d’associations face à des décisions institutionnelles.
10.
Créer un service dédié à l’éducation populaire politique et multiplier les modes de participation citoyenne à la vie municipale : ateliers de rédaction des délibérations municipales, enquêtes participatives, cahiers de doléances, ateliers populaires d’urbanisme, marches exploratoires…
11.
Organiser chaque année un débat public sur le budget général de la commune afin d’expliquer et de discuter de sa construction aux habitant·es et de vérifier les principes d’égalité entre quartiers et de genre.
12.
Signer la Charte Anticor : lutte contre la corruption, publication de l’agenda du maire, visibilité des indemnités et remboursements de frais, transparence sur les dépenses publiques et les décisions municipales.
13.
Renforcer l’accueil social de proximité dans les Maisons de la Métropole afin de garantir un accompagnement digne et accessible aux personnes en difficulté sociale (allocataires du RSA, personnes âgées, personnes en situation de handicap, familles en précarité, jeunes et personnes isolées) : Défendre l’augmentation du nombre de travailleurs sociaux et l’extension des créneaux horaires d’accueil pour permettre à toutes et tous, y compris les personnes qui travaillent ou ayant des contraintes familiales, d’accéder à leurs droits. Garantir que les agent.es soient formé.es à la grande précarité et la lutte contre les discriminations.
14.
Développer l’accès aux droits dans les quartiers notamment au sein des mairies de quartier par l’augmentation de permanences d’administrations publiques (CPAM, France Travail, CARSAT, CAF, etc…), le soutien financier à des écrivains publics, le recrutement d’interprètes, la traduction des documents institutionnels et la garantie d’accès aux guichets sans discrimination.
15.
Promouvoir un usage raisonné du numérique en garantissant le droit au non-numérique et l’accessibilité de tous les services publics. Développer, au sein de la mairie, les logiciels libres, l’ouverture des données, et une politique d’achat, de réemploi et de durabilité du matériel informatique.
16.
Installer des comités d’usager·ères des services publics municipaux, qui délibèrent sur leurs évolutions et les choix qui les concernent, en associant usager·ères, agent·es et élu·es. Bâtir des projets de services pour atteindre les objectifs du programme avec les agent·es de la commune. Les agents sont les mieux placés pour identifier les marges de progression vers la mise en oeuvre d’une politique.
17.
Lutter contre la précarité des agent·es en mettant en place des plans de titularisation, d’éradication du temps partiel subi et des négociations salariales internes.
18.
Reconnaître et protéger les communs urbains (bâtiments, friches, jardins, places, etc.) comme des lieux gérés collectivement par des assemblées d’habitant·es. Les doter d’un budget dédié et garantir ce droit d’usage citoyen pour des projets sociaux, écologiques et culturels.
19.
Créer un service communal ou métropolitain d’inspection du logement (sur le modèle de l’inspection du travail). Il sera chargé de combattre l’habitat insalubre, indigne et indécent, de lutter contre la vacance, de défendre les droits des locataires, de lutter contre les expulsions locatives, de suivre l’encadrement des loyers, de contrôler les meublés touristiques et de faire le lien avec les bailleurs sociaux pour les demandes de logement. Il aura également la charge de délivrer des permis de louer aux propriétaires bailleurs et de lutter contre le sans-abrisme et les marchands de sommeil.
20.
Soutenir les syndicats de défense des locataires en leur donnant des moyens financiers et un accès aux locaux municipaux.
21.
Lutter pour l’inconditionnalité et la continuité de l’hébergement par la Métropole et l’État. Augmenter le parc d’hébergements d’urgence municipal et métropolitain par la mise à disposition du patrimoine public, du parc privé et vacant et créer une halte de nuit.
22.
Soutenir l’auto-construction et l’auto-réhabilitation, en lien avec les associations locales et le réseau des Castors, pour sauvegarder le patrimoine urbain ouvrier et permettre aux habitant.es de rénover collectivement leurs logements à coût maitrisé, dans un esprit de solidarité et d’entraide.
23.
Mettre sous contrôle le marché du logement en augmentant la part du logement public jusqu’à 50 %, avec un objectif prioritaire de logements très sociaux répartis dans tous les quartiers et la construction de structures d’insertion pérennes (pensions de familles, maisons relais, etc.) dans une logique de « logement d’abord ».
24.
Défendre la poursuite de l’encadrement des loyers et l’accession à la propriété non spéculative via les offices fonciers solidaires et l’habitat coopératif.
25.
Lutter pour l’accès aux soins à l’échelle des quartiers en implantant deux centres de santé pluridisciplinaires dans les quartiers les moins dotés, ainsi que des coopératives médicales à tiers payant intégral et proposer une mutuelle municipale.
26.
Développer dans chaque quartier les points d’accueil écoute jeunes et adultes et soutenir la création de réseau d’entraide de quartier pour la santé mentale.
27.
Former massivement la population aux premiers secours, à tous les âges, et diffuser une culture du risque, de la vigilance bienveillante et de l’entraide. Constituer une réserve communale de sécurité civile dédiée à des missions de proximité en lien avec les associations déjà existantes.
28.
Augmenter le Revenu de Solidarité Jeunes de la Métropole au niveau du Revenu de Solidarité Active.
29.
Développer des actions pour faciliter l’orientation et l’accès à l’emploi des jeunes : bourses aux stages, forums de l’emploi, création de coopératives jeunesse de services, lutte contre les discriminations à l’embauche et la formation, soutien financier à la Mission Locale de Villeurbanne, coordination avec les établissements scolaires et les entreprises locales.
30.
Créer des lieux dédiés pour les jeunes (16-25 ans), soutenir financièrement leurs projets citoyens et associatifs et ouvrir des équipements publics en soirée afin de leur offrir des espaces d’engagement, d’autonomie et d’initiatives.
31.
Créer une Maison des Solidarités Étudiantes sur le campus de la Doua, offrant un accès à l’alimentation, au matériel de première nécessité, à un accompagnement au logement, à des permanences de santé mentale, ainsi qu’à des services d’orientation, d’aide administrative et de soutien social pour garantir des conditions de vie digne à tous les étudiant.es.
32.
Repenser un service public de l’autonomie à l’échelle des quartiers en lien avec la Maison des Aîné·es et les mairies de quartier. Développer un réseau de lieux de convivialité et de résidences intergénérationnelles (avec notamment des étudiant·es).
33.
Étendre les principes de Territoire zéro chômeur longue durée pour créer une garantie locale d’emploi basée sur des filières écologiques et sociales en lien avec le service public de l’emploi, l’insertion par l’activité économique et le travail adapté et protégé, les entreprises à but d’emploi, les associations locales et les entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire.
34.
Construire un service de défense des travailleurs précaires en lien avec des syndicats et des associations.
35.
Soutenir le développement des entreprises de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) par des subventions ou des investissements publics. La Métropole encouragera la création de services mutualisés (bureaux, locaux ou services partagés) et mettra en place une foncière économique permettant aux entreprises de l’ESS d’acquérir et de louer des locaux professionnels à prix maîtrisés.
36.
Mettre en place un fonds de soutien aux commerces et un plan d’acquisition de locaux par la Société Villeurbannaise d’Urbanisme, discutés au sein de conseils de commerçants et développer la logistique de proximité mutualisée (circuits de livraison douce, stockage partagé, véhicules électriques à disposition).
37.
Construire localement une sécurité sociale de l’alimentation avec les acteurs locaux : la cuisine centrale de la ville, le service de portage de repas du CCAS, les épiceries sociales, solidaires et coopératives, les associations d’aide alimentaire, les cantines de quartier, les marchés, les AMAP, les associations de l’Archipel. Créer des restaurants municipaux de quartier et une plateforme logistique alimentaire à l’usage des associations pour les approvisionner en produits frais et de qualité.
38.
Garantir le droit à l’eau en lien avec la régie de l’Eau publique du Grand Lyon : protection de la ressource, développement des fontaines de quartier et de douches publiques, raccordements temporaires pour les lieux de vie informels (campements, bidonvilles, squats), ouverture de la piscine des Gratte-Ciel au public, réouverture de la Rize, aménagements des bords du canal pour la baignade et mise en place d’un parlement du canal et de la Feyssine composé d’habitant·es, d’associations et de scientifiques.
39.
Créer un service local de sûreté fondé d’abord sur la prévention et non principalement sur la répression, associant police municipale de proximité, travailleurs sociaux et psychologues, éducateurs spécialisés et médiateurs scolaires et de proximité. Ces professionnel·les seront aguerri·es aux réalités sociales et formé·es sur les mécanismes de prédélinquance pour mieux les désactiver.
40.
Mettre en place des conseils de tranquillité de quartier en lien avec les comités de quartier, réunissant habitant·es, élu·es, police municipale et nationale et acteurs de quartiers pour recenser les difficultés, évaluer de manière transparente les actions menées, et communiquer de manière sereine sur les enjeux identifiés.
41.
Mettre en place un moratoire sur la vidéosurveillance et réaliser un audit financier pour évaluer l’efficacité réelle de ce dispositif coûteux.
42.
Frapper le trafic à la racine en demandant à l’Etat le renforcement d’une police nationale judiciaire dotée des moyens de cibler les têtes des réseaux de trafiquants.
43.
Mettre en place un plan municipal complet de prévention des addictions et de réduction des risques, associant campagnes de sensibilisation, accompagnement sanitaire et social, ouverture d’un espace de consommation à moindre risque, renforcement des CSAPA/CAARUD sur le territoire et coordination avec associations et services de santé pour réduire les pratiques dangereuses et leurs impacts sur la tranquillité publique.
44.
Ouvrir une Maison de l’Égalité des Droits, co-gérée avec les associations et les habitant·es, dotée d’un budget dédié. Elle sera équipée d’un accueil physique et téléphonique et soutiendra les associations de lutte contre les discriminations et contre toutes les haines religieuses, en particulier contre l’islamophobie et l’antisémitisme. Elle mènera des campagnes d’éducation et d’affichage, et soutiendra juridiquement les victimes.
44.
Mettre en place des politiques de lutte contre le sexisme et le patriarcat avec notamment l’augmentation du nombre de places d’urgence pour femmes victimes de violences et le conditionnement du versement d’argent public à des actions pour atteindre l’égalité femmes-hommes.
44.
Créer des postes de coordinateur de chantier sur l’espace public pour vérifier l’accessibilité pendant les travaux et aménager l’espace quand le chantier est en pause pour retrouver du stationnement ou des espaces accessibles facilement (piétons, vélos, voitures). Renforcer l’information aux riverains des travaux à venir et en cours par des affiches et des moments de rencontres.
44.
Lancer un recensement complet de l’accessibilité des établissements recevant du public, des commerces et des espaces publics, et consacrer 1 million d’€/an pour rendre cette accessibilité réelle.
48.
Créer une Maison des Médias rassemblant des rédactions indépendantes et proposant une mission d’éducation à l’information et au journalisme. Fonder au Rize un Institut Lefebvre du droit à la ville associant chercheurs et citoyens. Proposer que ces lieux, avec la Maison de l’Egalité des Droits et la Maison de l’Ecologie populaire, forment la nouvelle Université Populaire de Villeurbanne.
49.
Construire .une politique de démocratie culturelle : conforter financièrement les équipements culturels de Villeurbanne et leur proposer de s’associer à la création de projets culturels annuels construits avec les établissements scolaires et les habitant·es de la ville pour garantir la diversité et l’égalité d’accès à l’offre culturelle. Créer des lieux pour les artistes-auteur•rices combinant ateliers et espaces d’exposition et participer à la création d’une Maison des Pratiques Artistiques Amateurs à l’échelle métropolitaine.
50.
S’opposer à la privatisation annoncée de l’Astroballe et engager la constitution d’un réseau métropolitain d’équipements culturels publics (Transbordeur, Halle Tony Garnier, Marché Gare, …) permettant de construire une programmation cohérente et populaire plutôt que de favoriser la concurrence entre les acteurs de la culture dans la Métropole.
51.
Financer dans la programmation culturelle de la ville un Festival d’humour, un Festival des nouvelles frontières de l’humanité (hacking camp, découverte des secrets de la mer et des fleuves, ateliers d’astronomie) et des fêtes populaires dans chacun des quartiers.
52.
Faciliter l’accès à la pratique sportive par la négociation de tarifs sociaux avec les clubs et les associations sportives, le partage équitable des créneaux des équipements sportifs entre les différents clubs de la ville et le développement d’équipements sportifs de proximité.
53.
Créer un tournoi annuel « Olympiades des quartiers » impliquant les clubs et associations sportives de proximité, fondé sur une charte d’égalité (handicap, genre, discriminations) signée par chaque équipe, avec des épreuves dans les équipements de quartier et une grande finale dans les grands équipements sportifs de la ville.
54.
Déployer une offre municipale de coachs sportifs de plein air dans les parcs de la ville, proposant gratuitement des séances encadrées (renforcement, cardio, mobilité, sport-santé) adaptées à tous les âges et niveaux, en lien avec les clubs locaux, les associations sportives et les dispositifs de santé publique.
55.
Construire un plan d’appui au tissu associatif en signant des conventions pluriannuelles pour les subventions, en créant un fonds dédié à l’achat, la rénovation et la mise à disposition de locaux d’activités et de stockage et en développant un parc mutualisé de matériel et véhicules accessible aux associations et à la ville.
56.
Mettre en place des commissions mixtes d’attribution des subventions rassemblant élu•es de la majorité et de l’opposition, technicien•nes, chercheur•euses et citoyen•nes.
57.
Déployer dans chaque grand parc des terrains d’aventure (aires de jeu autogérées en plein air où les enfants construisent, expérimentent et jouent librement) et des guinguettes familiales portés par les structures d’éducation populaire de quartier, avec un·e animateur·rice référent·e et l’implication de bénévoles citoyens pour enrichir les activités et la vie du quartier.
58.
Ériger la ville comme une municipalité « sanctuaire » pour les exilé·es en refusant toute coopération dans les procédures d’expulsion et d’aide au retour de l’État et en soutenant activement les dispositifs d’hébergement citoyen et solidaire.
59.
Poursuivre le déploiement de la carte de citoyenneté locale en l’articulant avec les cartes des services publics (musées, transport, bibliothèques, piscines, CCAS).
60.
Soutenir les démarches de régularisation des travailleurs·euses sans-papiers en finançant soutiens individuels et actions collectives.
63.
Voter une délibération pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien et rompre officiellement le jumelage avec la ville israélienne de Bat Yam tant que le gouvernement israélien ne respecte pas le droit international ; initier un jumelage avec une ville gazaouie ou palestinienne.
62.
Créer un Festival de la paix et du peuple humain accueillant des délégations internationales, en lien avec la francophonie, les réseaux des pays méditerranéens et les associations locales d’amitié entre les peuples, pour célébrer les cultures du monde.
63.
Lancer un réseau mondial de communes antifascistes face à la montée de l’extrême-droite.
64.
Construire des politiques mémorielles pour la paix et l’émancipation, notamment sur les crimes coloniaux, les luttes décoloniales, les victimes des violences policières et carcérales et les morts au travail. Refuser de glorifier la guerre et de nier le racisme institutionnel lors des commémorations officielles.
65.
Organiser en début de mandat un débat citoyen d’orientation écologique pour mettre en œuvre la règle verte, c’est-à-dire ne pas prélever à la nature plus que ce qu’elle peut reconstituer et co-construire un plan de bifurcation écologique avec les habitant.es, les associations et les entreprises locales.
66.
Créer à la Feyssine une maison de l’Écologie populaire, de la nature et du vivant pour accueillir et former les associations, les habitant.es, les agents municipaux, les professionnels.
67.
Accélérer le développement des énergies renouvelables en soutenant les coopératives d’énergie citoyenne.
68.
Créer un service public municipal de justice énergétique pour mettre fin aux passoires et bouilloires thermiques : réalisation de DPE municipaux pour lutter contre les fraudes, accompagnement et aides financières, rénovation des bâtiments publics, recensement, diagnostic, conseil et accès aux droits.
69.
Accompagner le développement de mobilités durables et accessibles : gratuité des transports en commun, développement du réseau de voies cyclables et un maillage fin avec la mise en place de minibus connectant aux lignes fortes de métro, tram et bus et facilitant les déplacements des seniors et des personnes à mobilité réduite.
70.
Dans l’attente d’un déploiement satisfaisant de ces alternatives à la voiture, dire non à la Zone à Faible Émission (ZFE) et rendre le stationnement résidentiel et professionnel gratuit, baisser le tarif visiteur, étendre les dérogations à la journée pour les salariés des commerces et entreprises locales et remunicipaliser le contrôle du stationnement.
71.
Actualiser le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) en intégrant les effets attendus du dérèglement climatique. Cela inclut un diagnostic d’exposition et de vulnérabilité climatique des réseaux critiques, des infrastructures, des populations, de l’alimentation, des espaces naturels, en impliquant fortement les Groupes régionaux d’évaluation climatique (GREC).
72.
Étoffer le plan canicule : prévoir des lieux d’accueil adaptés et climatisés par quartier, notamment pour les personnes vulnérables pour éviter le recours aux climatisations privées. Développer les îlots de fraîcheur végétalisés pour lutter contre la chaleur nocturne et favoriser la présence de l’eau en ville. Proposer la gratuité des piscines pendant les périodes de canicule sur des horaires élargis.
73.
Renforcer une régie des espaces publics pour piloter au sein de la ville l’aménagement des parcs, des rues et des places. Elle travaillera sur les enjeux de végétalisation, de lutte contre la bétonisation, d’installation de mobiliers urbains et de jeux pour enfants, d’éclairage et de multiplicité des usages (marchés, événements) dans une démarche d’inclusion et en lien avec les associations de fabrique citoyenne de la ville.
74.
Mettre en place une charte de la construction durable contraignante pour les promoteurs, incluant l’infiltration à la parcelle des eaux de pluie, l’utilisation de matériaux naturels (bio-sourcés et géo-sourcés) et l’objectif de Zéro Artificialisation Nette.
75.
Créer une délégation relative à la condition animale et défendre la vie en harmonie avec les animaux : solutions non cruelles quand elles existent pour les animaux liminaires (ultrasons, stérilisations, pigeonniers contraceptifs…), lutte contre l’abandon des animaux domestiques.
76.
Réduire la pollution de l’eau, de l’air et des sols en faisant appliquer le principe du pollueur-payeur par la Métropole de Lyon et réaliser des campagnes d’informations sur la pollution auprès des habitant.es. Obtenir de la métropole la création d’un outil industriel de destruction des PFAS (polluants éternels) dans les boues d’épuration et dans le système de filtration de l’eau du robinet.
77.
Porter une politique ambitieuse de réduction des déchets : créer un réseau de location de matériel mutualisable (outils de bricolage, électroménager, …), développer une filière de consigne sur la ville, créer un réseau de réemploi et de réparation à l’échelle de la ville en lien avec des repairs café, des recycleries et ressourceries locales, transformer le compostage actuel par du lombricompostage de quartier, et accompagner le développement des low-techs (technologies réparables et écologiques) avec les citoyens et les établissements universitaires.
78.
Obtenir de la métropole le renforcement des équipes de cantonniers (dédiés à l’entretien et au nettoyage des voiries) et une affectation à chaque quartier de la ville.
79.
Faire respecter la Convention internationale des droits de l’enfant de l’ONU et développer la place des enfants dans la prise de décision des projets éducatifs locaux, plan parentalité, etc.
80.
Renforcer le service public local de la petite enfance en développant des modes d’accueil diversifiés, non lucratifs et à taille humaine (crèches, plein air, multi-accueils, lieux d’accueil enfant-parent, relais d’assistantes maternelles) pour garantir une place à chaque famille, en coordination avec la CAF, la Métropole, la PMI et la Région pour la formation des professionnel·les.
81.
Augmenter le budget de rénovation des écoles et créer une commission extra-municipale associant enseignants, ATSEM, parents et habitants pour co-décider des constructions, rénovations et usages scolaires, avec permanences architecturales et chantiers participatifs. Réinstaurer partout des cafés parents mensuels, transformer les cours en « cours oasis » (végétalisation et enlèvement du bitume) et remettre l’école au centre du quartier en l’ouvrant hors temps scolaire aux enfants, familles et associations.
82.
Instaurer la gratuité de la cantine scolaire et des fournitures scolaires et organiser la conversion de tous les repas en bio et produits locaux, avec introduction d’options végétariennes quotidiennes et d’un petit déjeuner.
83.
Créer un service public d’éducation communale et de loisirs fondé sur l’éducation populaire, la protection des mineurs et l’égalité d’accès pour tous les enfants aux loisirs : classes transplantées, correspondances internationales, école dehors, éducation artistique et culturelle de proximité, liens intergénérationnels.
83.
Lutter contre la précarisation des métiers de l’animation par une professionnalisation durable des équipes, formées à l’accompagnement du handicap, au soutien scolaire, à l’hygiène et à la santé des enfants.
84.
Défendre l’École publique : garantir la présence du personnel municipal à hauteur des besoins (ATSEM), développer l’aide aux devoirs, lutter contre le harcèlement, les discriminations et la déscolarisation, renforcer la santé et la médiation scolaire, mettre en place un plan local de soutien aux AESH (fonds municipal de complément de revenu, formation mutualisée, achat de matériel adaptée) pour assurer un accueil digne des élèves en situation de handicap, s’opposer aux fermetures de classes et supprimer tous les aides extra-légales à l’enseignement privé.
